30 mars 2007
Abd Al Malik et la France "Arc-en-ciel"
Abd Al Malik, je l’ai découvert un jour de 2006, à la radio.
C’était Gibraltar, titre également de
son album. Puis il y a eu 12 septembre,
chanson sur l’après-11 septembre 2001 dans laquelle il proclame : je ne
confonds pas la politique avec la foi. Puis Abd Al Malik, France 3, Ce soir ou
jamais, France 2, A vous de juger (émission sur les violences urbaines, un an après), et Canal +,
En Aparté. A chaque fois, une chanson, Les
Autres, écrite parce souvent, au moindre problème, on dit : c’est pas
moi, c’est les autres.
Et puis un autre jour de 2006, achat de l’album, réécoute de Gibraltar, 12 septembre, Les Autres. Découverte d’autres : Saigne, Mourir à 30 ans, M’effacer, La gravité, etc… Viennent ensuite en 2007, le prix constantin, et une victoire de la musique. Abd Al Malik devient alors, au même titre que d’autres comme Camille ou Emilie Simon, un artiste à voir dès qu’il passe à Amiens.
Ce jour est arrivé, le 29 mars 2007. Il chante à la Maison de la culture, dans le cadre du festival d’Amiens musique de jazz et d’ailleurs. Le grand théâtre est plein d’un public de toutes âge, de toutes les couleurs, de toutes les catégories sociales. Preuve qu’Abd Al Malik dépasse le simple cadre du hip hop.
Premières notes de musiques, ce grand homme apparaît. On ne le dévisage pas encore, la lumière l’éclaire petit à petit. Et il chante Soldat de plomb. Il y évoque une France arc-en-ciel. Il demande au public de lever la main droite, un peu comme cette main, symbole de SOS Racisme, Touche pas à mon pote. Sur scène Abd Al Malik danse, rap, slam, lit une nouvelle écrite pour son fils, Je regarderais pour toi les étoiles. Il parle d’un « MC qui s’appellait Jacques Brel ». Il parle aussi, raconte comme il a décidé d’écrire la chanson Céline, sur la responsabilité artistique. « Faut faire attention quand on utilise les mots, parce que du beau peut jaillir la laideur absolu », dit-il. Il a dit aussi « J’te kiffe Amiens ». Le public de la Maison de la culture lui a bien rendu, en se levant, en l’acclamant.
De ce concert, j’en suis ressorti plein d’espoir, j’ai tenté de le savourer le plus longtemps possible, garder les souvenirs ces souvenirs : la communion entre l’artiste et son public et cette France Arc-en-ciel. Cette espoir, et cette fierté aussi qui doit rester bien présent, dans un coin de ma tête alors que petit à petit reviendront des sondages avec Nicolas Sarkozy en tête, les images des déclarations sur les incidents qui ont eu lieu à la Gare du Nord mais aussi le pésismisme, le scepticisme, etc… Des sentiments que d’autres vont manifester. Abd Al Malik a dit ce 29 mars 2007 qu’il est petit. Il a sans doute raison. Mais son message est grand.
Commentaires
L'espoir en commun ...
Je connais Abd Al Malik. Ou plutôt, ma soeur le connait. Elle l'a découvert sur Canal+, elle a acheté le CD. Je ne l'ai jamais écouté, je ne sais pas ce qu'il chante, peut-être parce que le slam ne m'attire pas ... Ou du moins ce que j'appelle le "faux slam". Bref ... Tu vas encore me dire que je n'aime jamais ce que tu aimes ! ^^
Ceci dit, nous avons une chose en commun : ce besoin d'espoir, ce besoin d'y croire.
Alors est ce que ce premier message va me donner envie d'écouter Abd Al Malik ? Peut-être. Ou peut-être pas. Mais en tout cas, j'ai pris plaisir à te lire alors ... continue ..!
Ecoute
Tu vas devoir le piquer à ta soeur.
Salut frero!!!
he ben pour un debut c'est un bon debut!!! Je n'ai jamais lu de tes articles ou alors sans grand attention et donc jamais vu comment tu ecrivais.
Autant dire que c'est pas moche a lire et qu'on ressent bien l'emotion que tu as eu en le decouvrant et en allant le voir hier en concert!!!
Je passerai souvent ;)
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=277631&pid=4470574
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :